Résidence fiscale à Dubaï et aux Émirats 2026 : 183 jours, 90 sous conditions, ou aucun décompte

Vous êtes résident fiscal des Émirats après 183 jours sur 12 mois consécutifs, après 90 jours si vous avez en plus un droit de résider et un logement ou un emploi sur place, ou sans décompte si votre résidence principale et le centre de vos intérêts y sont. Toute partie de journée compte.

Vos jours suffisent-ils pour les Émirats ?

Vos séjours : Émirats arabes unis

Émirien, ressortissant du CCG ou Residence Permit valide ?
Logement permanent, emploi ou activité sur place ?
Résidence principale et centre des intérêts sur place ?

Le calcul se fait dans votre navigateur. Rien n’est envoyé, pas d’inscription, gratuit.

Jours comptés, sur vos 12 mois les plus chargés

152jours

Résident : 90 jours ou plus, droit de résider et logement ou emploi.

Seuil de 183 jours
152 / 183
Seuil de 90 jours, sous conditions
90 / 90
Période retenue
21 décembre 2025 → 20 décembre 2026

Règle appliquée : 183 jours sur 12 mois consécutifs, ou 90 jours avec droit de résider et logement ou emploi sur place.

Hypothèses : les jours d’arrivée et de départ suivent la règle du pays ; un jour présent dans deux voyages compte une fois. Comment c’est calculé

Suivre jour par jour dans l’app Taxlag

La résidence fiscale des particuliers aux Émirats tient en deux textes courts : la décision du Conseil des ministres n° 85 de 2022 et la décision ministérielle n° 27 de 2023, en vigueur depuis le 1er mars 2023. Ils ouvrent trois voies, et une seule suffit. Par la première, votre résidence principale et le centre de vos intérêts financiers et personnels sont aux Émirats, sans aucun décompte. Par la deuxième, vous y avez été physiquement présent 183 jours ou plus sur les 12 mois consécutifs concernés. Par la troisième, vous y avez passé au moins 90 jours sur cette période, avec la nationalité émirienne ou d’un État du CCG ou un Residence Permit valide, et aussi un logement permanent ou un emploi ou une activité sur place. Les jours n’ont pas à se suivre, et les parties de journée comptent. Aucune de ces voies ne dépend de l’année civile : c’est pourquoi un séjour à cheval sur deux années peut atteindre le seuil, et pourquoi le compteur de cette page regarde vos 12 mois les plus chargés.

Comment les Émirats imposent les particuliers

Les textes lus ne donnent pas de barème d’impôt sur le revenu des particuliers. Ils prennent le sujet par l’autre bout, celui de l’impôt sur les sociétés. Selon la décision du Conseil des ministres n° 49 de 2023, l’activité d’une personne physique n’entre dans cet impôt que si son chiffre d’affaires total dépasse 1 000 000 AED sur une année civile grégorienne. Trois sortes de revenus ne comptent pas dans ce test, quel que soit leur montant :

Revenu d’une personne physiqueCe que dit le texte
SalairesNon pris en compte, quel que soit le montant
Revenus de placements personnelsNon pris en compte, quel que soit le montant
Revenus d’investissement immobilierNon pris en compte, quel que soit le montant
Chiffre d’affaires au-delà de 1 000 000 AEDImpôt sur les sociétés : 0 % jusqu’à 375 000 AED de bénéfice imposable, 9 % au-delà, avec inscription et déclarations

Sous ce chiffre d’affaires, une personne physique n’a pas à s’inscrire. Nous pesons ces mots à dessein : nous n’avons pas trouvé dans ces textes officiels de phrase disant en toutes lettres qu’il n’existe « aucun impôt sur le revenu », donc nous rapportons ce que disent les décisions. Elles traitent de l’impôt fédéral sur les sociétés et ne répondent ni pour d’autres taxes ou redevances, ni pour ce que votre pays d’origine peut vous réclamer. La résidence aux Émirats ne met pas fin à elle seule à une obligation fiscale ailleurs, comme l’explique la partie sur l’ancien pays, plus bas.

La règle en une ligne

Seuil de joursFenêtreComment on compteSans décompte de jours
18312 mois glissantstout jour de présenceRésidence principale et centre des intérêts aux Émirats : résident sans décompte.

Notez ce que le tableau ne dit pas : pas de durée minimale d’un seul tenant, pas d’obligation de faire coïncider les 12 mois avec l’année civile, pas besoin d’être propriétaire. Un appartement loué peut être un logement permanent, s’il reste continuellement à votre disposition.

Les trois voies, de près

183 jours : le décompte simple

L’article 3 de la décision ministérielle dit que « jour » s’entend du jour civil, « mois » du mois civil, et que tous les jours ou parties de jour de présence physique comptent. Un atterrissage à 23 h fait un jour. Un départ à 6 h aussi. Le guide de la FTA donne un cas chiffré : en 2025, Harry passe quatre périodes aux Émirats, de 63, 63, 15 et 45 jours, jours de voyage compris, soit 186. Il est résident fiscal de janvier à décembre 2025. Notre moteur est testé sur ces dates et trouve 186.

90 jours : trois conditions ensemble

Quatre-vingt-dix jours seuls ne font rien. L’exemple de la FTA est Sulaiman, qui passe 100 jours à l’hôtel avec des visas touristiques, sans emploi ni activité : il n’est pas résident. Fatima passe 95 jours, détient un Residence Permit et dispose en permanence de l’appartement de sa sœur : elle est résidente. Saleh, ressortissant du CCG, passe 100 jours à travailler pour une société émirienne en logeant à l’hôtel : résident lui aussi, l’emploi remplace le logement. Il faut donc les jours, le droit de résider, et le logement ou le travail.

Le Residence Permit de la décision exclut les permis d’entrée temporaires, et un visa touristique ne remplit pas cette condition. La décision définit largement l’emploi, temps plein ou temps partiel, mais une fonction bénévole sans contrat n’en est pas un.

Résidence principale et centre des intérêts : aucun décompte

Ici la question est de fond. Votre résidence habituelle est là où vous passez le plus de temps par rapport à tout autre pays, dans une routine établie qui dépasse le passage. Le centre de vos intérêts financiers et personnels est là où vos intérêts personnels et économiques sont les plus proches ou les plus importants ; le texte cite votre occupation, vos relations familiales et sociales, vos activités culturelles ou autres, le lieu de votre activité et celui d’où vos biens sont administrés. Les deux doivent être aux Émirats. Cette voie n’a pas de seuil, aucun compteur ne peut la trancher.

Les jours que l’autorité peut écarter

L’article 4 permet à l’autorité d’écarter les jours dus à des circonstances exceptionnelles : un événement hors de votre contrôle, survenu alors que vous êtes déjà sur place, que vous ne pouviez ni prévoir ni empêcher, et qui vous empêche de partir comme prévu. Dans le guide, Nicholas tombe gravement malade en fin de séjour et subit une opération d’urgence : la semaine en plus peut être écartée. Sam choisit une intervention programmée à Dubaï et reste jusqu’à 190 jours : rien d’exceptionnel, il est résident. Notez le mot « peut » : c’est le choix de l’autorité, pas une déduction à votre main. Le compteur permet d’écarter de tels jours, dans ses détails, pour voir l’effet.

Pourquoi ce compteur demande des voyages et pas un total

La loi parle d’une période de douze mois consécutifs « concernée », et il en existe beaucoup dans une vie de voyages sur deux ans. Un total pour 2026 peut afficher 150 quand les 12 mois de juillet à juin affichent 190. Entrez vos séjours : le calculateur trouve vos 12 mois civils les plus chargés, donne la date où le seuil est passé, et compte les jours d’arrivée et de départ comme le fait la décision. Une fenêtre de 12 mois civils fait 366 jours quand elle contient un 29 février : un décompte fixe de 365 jours peut se tromper d’un jour, et le moteur n’en emploie pas.

Exemple du guide FTAFaitsComptésRésultat
Harry (12)Quatre séjours en 2025186Résident, voie des 183 jours
Fatima (13)Residence Permit, appartement disponible95Résidente, voie des 90 jours
Sulaiman (14)Visas touristiques, hôtels, sans travail100Non résident
Saleh (15)Ressortissant du CCG, employeur émirien, hôtels100Résident, voie des 90 jours
Nicholas (16)Opération d’urgence, 7 derniers jours180Peut ne pas être résident
Sam (17)Opération choisie, reste sur place190Résident, voie des 183 jours

Le certificat : coût, pièces, délai

Le certificat de résidence fiscale (Tax Residency Certificate) est ce que les autres pays voudront le plus souvent voir. La demande passe par le portail EmaraTax de la FTA, et les frais ne sont pas remboursés en cas de refus. La FTA annonce 10 jours ouvrés à compter d’un dossier complet.

PosteAED
Frais de dépôt50
Certificat électronique, personne physique sans numéro d’impôt sur les sociétés1 000
Certificat électronique, inscrit avec un numéro d’impôt sur les sociétés500
Chaque copie imprimée250

Les pièces suivent la voie choisie. Pour 183 jours ou plus : Emirates ID ou passeport avec un relevé d’entrées et de sorties de l’autorité fédérale de l’identité et de la citoyenneté ou d’un organisme local compétent. De 90 à 182 jours : Emirates ID et passeport avec ce relevé, plus la preuve d’un emploi, d’une activité ou d’un logement permanent. Pour la voie de la résidence principale : pièce d’identité, passeport et relevé, preuve de vos intérêts, de votre résidence et, le cas échéant, de vos revenus. Un certificat destiné à une convention fiscale demande aussi ce que cette convention exige, et toujours le passeport. La FTA précise que sa fiche de service d’août 2026 prévaut en cas de divergence : à vérifier avant de payer.

Votre ancien pays a son mot à dire

Être résident aux Émirats n’annule pas les règles de l’ancien pays. La décision 85 dit elle-même que les conditions d’une convention fiscale s’appliquent pour cette convention. Trois cas montrent le poids de ce point.

France. La convention France-Émirats contient un départage à son article 4 : foyer permanent, puis centre des intérêts vitaux, puis séjour habituel, puis nationalité, puis commun accord. Mais l’article 19, paragraphe 2, ajoute qu’une personne résidente des Émirats et fiscalement domiciliée en France au sens du droit interne français est imposable en France nonobstant le reste de la convention, avec imputation de l’impôt émirien, sauf si elle est citoyenne des Émirats. La rencontre de cette clause avec les règles françaises réécrites sur le domicile n’est pas tranchée dans les documents officiels que nous avons lus, et nous ne prenons pas parti. Pour le test interne, nous nous appuyons sur impots.gouv.fr et sur l’article 4 B du code général des impôts, version en vigueur depuis le 16 février 2025, lu sur Légifrance à travers un outil de lecture automatique.

États-Unis. Un titulaire de carte verte est résident fiscal américain selon le test de l’IRS, quels que soient ses jours, et les Émirats ne figuraient pas sur la liste des conventions de l’IRS quand nous l’avons lue. Voir la page États-Unis.

Royaume-Uni. Un départ pour Dubaï n’arrête pas le décompte des minuits britanniques du Statutory Residence Test, et une famille ou un logement restés sur place peuvent compter comme attaches.

Le piège. On vérifie souvent avoir atteint les seuils émiriens, et on oublie de vérifier avoir quitté l’ancien pays. Ce sont deux tests distincts.

Points pratiques avant de vous y fier

Demandez tôt le relevé officiel des entrées et sorties : les dates du calculateur restent vos propres notes tant que ce relevé ne les confirme pas. Gardez un bail ou un contrat de service si vous invoquez un logement permanent, et votre contrat de travail si vous invoquez un emploi. Si vous approchez de 90 ou 183 jours, regardez les 12 mois entiers autour de la date, pas seulement l’année civile en cours. Et si vous voulez seulement que le décompte soit tenu tout seul, l’application Taxlag le fait toute l’année ; le compteur ci-dessus reste gratuit.

Pour la vue d’ensemble, comparez les Émirats aux autres pays dans le tableau par pays, ou lisez la présentation de la résidence fiscale.

Les questions qui reviennent

Faut-il un visa de résident aux Émirats pour être résident fiscal ?

Pas toujours. Avec 183 jours ou plus sur 12 mois consécutifs, la décision ne pose aucune condition de visa : le test est la présence physique. La FTA traite comme résident un touriste au-delà de 183 jours, dans son exemple de Sam. Pour la voie des 90 jours, il faut en revanche la nationalité émirienne ou du CCG, ou un Residence Permit valide, hors permis d’entrée temporaires.

Le décompte des 183 jours aux Émirats suit-il l’année civile ?

Non. Les textes parlent d’une période de 12 mois civils consécutifs, pas d’une année civile. Le certificat peut être demandé pour une période choisie dans ces limites, mais il ne couvre ni une période future, ni plus de 12 mois. Un séjour de l’automne au printemps suivant peut donc atteindre 183 jours sans qu’aucune des deux années civiles ne paraisse chargée.

Combien coûte le certificat de résidence fiscale aux Émirats pour un particulier ?

La FTA indique 50 AED de frais de dépôt et 1 000 AED pour le certificat électronique d’une personne physique sans numéro d’impôt sur les sociétés. Un inscrit disposant de ce numéro paie 500 AED. Chaque copie imprimée coûte 250 AED. Les frais ne sont pas remboursés en cas de refus, et la FTA précise que sa fiche de service en vigueur prévaut en cas de divergence.

Peut-on demander le certificat avant d’avoir atteint ses jours ?

Non. La FTA écrit qu’un certificat ne peut pas couvrir une période future. Une personne physique peut déposer sa demande dès que les critères sont remplis pour la période concernée, qui ne peut dépasser 12 mois. La demande repose sur un relevé officiel des entrées et sorties : une estimation de jours à venir issue d’un calculateur ne peut pas lui servir de base.

Les salaires comptent-ils dans le test du million de dirhams ?

Non. Selon la décision n° 49 de 2023, les salaires, les revenus de placements personnels et les revenus d’investissement immobilier ne sont pas pris en compte pour savoir si une personne physique exerce une activité soumise à l’impôt sur les sociétés, quel que soit leur montant. Seul compte le chiffre d’affaires d’une activité, sur une même année civile grégorienne.

Un appartement loué vaut-il logement permanent aux Émirats ?

Oui, s’il reste continuellement à votre disposition. La décision ministérielle précise que le logement n’a pas à vous appartenir et peut être loué ou occupé autrement, s’il est meublé et si vous avez un droit d’occupation continu, avec une certaine permanence et pas seulement pour un court séjour. Dans le guide de la FTA, l’appartement d’une sœur convient ; une suite d’hôtels ne convient pas.

À lire ensuite

Sources officielles

Chaque règle de cette page vient de ces textes, ouverts et lus le 3 novembre 2026.

Rédigé par

Éditeur indépendant de règles de résidence fiscale et d'outils de décompte des jours établis à partir des sources officielles

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