Fiscalité à Monaco 2026 : pas d’impôt sur le revenu, sauf pour les Français, et à condition d’y vivre vraiment
Les personnes physiques ne paient pas d’impôt sur le revenu à Monaco, règle qui remonte à une ordonnance de 1869. Les Français font exception, par la convention de 1963 avec la France. Les pages officielles lues ne donnent aucun nombre de jours : l’exonération vaut pour les personnes établies effectivement et réellement sur le territoire.
Le portail officiel de Monaco énonce la règle simplement : l’absence de tout impôt sur le revenu résulte d’une ordonnance prise en 1869 par le Prince Charles III. Sur la même page, mise à jour le 27 août 2026, il y apporte deux réserves. Les nationaux français font exception, car la convention franco-monégasque de 1963 les régit. Et l’absence d’impôt sur le revenu des personnes physiques ne concerne que les activités ou les personnes établies effectivement et réellement sur le territoire, sans remettre en cause les règles des autres États. Une adresse à Monaco ne règle donc pas à elle seule ce que votre pays réclamera. Dans toutes les pages officielles lues, nous n’avons trouvé aucun seuil du type 183 jours, aucun décompte pour perdre ou garder une résidence fiscale, aucune définition de la « résidence habituelle » en jours. Cette page vous donne donc la règle, l’exception et les papiers. Elle ne vous donne pas de nombre, car rien de lu n’en publie, et nous n’allons pas en fournir un.
Ce qui est imposé en Principauté, et ce qui ne l’est pas
Le portail dit que le seul impôt direct perçu est celui sur les bénéfices des activités industrielles et commerciales. Il n’y a ni impôt sur la fortune, ni taxe foncière, ni taxe d’habitation. Les impôts existants portent sur les opérations et les entreprises :
| Impôt | Ce que dit le portail |
|---|---|
| Impôt sur le revenu des personnes physiques | Aucun, en vertu de l’ordonnance de 1869 ; les Français font exception |
| Impôt sur les bénéfices (ISB) | Entreprises industrielles ou commerciales réalisant plus de 25 % de leur chiffre d’affaires hors de Monaco |
| TVA | Mêmes bases et mêmes taux qu’en France |
| Droits d’enregistrement | De 0,5 % à 7,5 % selon les cas, ou un montant fixe de 10 € |
| Droits de succession et de donation | Sur les biens situés à Monaco, quels que soient le domicile, la résidence ou la nationalité ; soumis à la convention franco-monégasque du 1er avril 1950 |
| Impôt sur la fortune, taxe foncière, taxe d’habitation | Aucun |
Il existe aussi des droits de timbre, des droits de régie sur l’alcool, et des taxes sur les boissons, les conventions d’assurance et les métaux précieux. Notez la logique des droits de succession : ils suivent la situation du bien et ignorent où vous vivez, à l’inverse de ce qui vaut pour le revenu. Nous n’avons pas parcouru leurs taux : à lire sur le portail si une succession vous concerne.
L’exception française, article par article
| Seuil de jours | Fenêtre | Comment on compte | Sans décompte de jours |
|---|---|---|---|
| aucun | pas de nombre de jours | - | L’exonération ne vaut que pour une installation effective et réelle sur le territoire. |
L’article 7 de la convention du 18 mai 1963, sur Légimonaco, dit que les Français qui transportent leur domicile ou leur résidence à Monaco, ou qui ne peuvent pas justifier de cinq ans de résidence habituelle à Monaco à la date du 13 octobre 1962, restent soumis à l’impôt français sur le revenu comme s’ils résidaient en France. En pratique, cela couvre presque tout Français qui arrive aujourd’hui.
Les exclusions sont étroites. Les membres de la Maison souveraine et les personnes qui lui sont attachées en sortent, comme les fonctionnaires, agents et employés des services publics monégasques établis à résidence habituelle avant le 13 octobre 1962. L’article 7, paragraphe 3, modifié par l’avenant du 26 mai 2003, ajoute que les Français ayant transféré leur domicile à Monaco à partir du 1er janvier 1989 sont soumis à l’impôt français sur la fortune depuis le 1er janvier 2002, comme s’ils résidaient en France. Le texte parle d’« impôt sur la fortune ». Nous n’avons pas lu de texte officiel reliant cette formule aux impôts français actuels : ce point reste ouvert.
Le certificat de domicile, et qui peut l’obtenir
Le portail décrit un certificat de domicile fiscal au titre de l’article 7. Il concerne les Français en situation historique : résidence habituelle depuis au moins cinq ans avant le 13 octobre 1962 et sans interruption depuis, ou résidence continue depuis la naissance. Les membres de la Maison princière et les personnes qui lui sont attachées y ont droit, comme les agents publics monégasques installés avant le 13 octobre 1962. Une déclaration de résidence habituelle distincte vise le conjoint d’un titulaire qui vit avec lui à Monaco depuis le mariage, le conjoint d’un Monégasque, et les Français mariés avant janvier 1986 à une personne ni monégasque ni française, installés avant cette date.
Le droit est fixe : 12 €, à la délivrance et au renouvellement. Le certificat vaut trois ans, au terme desquels l’administration vérifie que vous avez toujours votre résidence habituelle en Principauté. Sinon, il peut être retiré, rétroactivement s’il le faut. La Direction des Services Fiscaux le traite, et la page lue ne liste ni les pièces ni le délai. Ce n’est donc pas un certificat général de résidence fiscale pour un étranger, et nous n’avons pas trouvé une telle procédure sur ces pages.
Pourquoi tenir un relevé de jours là où aucune règle n’en compte ?
Le compteur ci-dessus n’a aucun seuil à vous opposer, et il le dit. Il vous donne une preuve. « Établi effectivement et réellement » est une question de fait, et les renouvellements vérifient la résidence habituelle : un relevé daté du temps passé à Monaco est ce que vous pouvez montrer. Il répond aussi de l’autre côté. Un ancien pays peut vous tester en jours ou en attaches : voyez le Statutory Residence Test britannique et ses minuits, les règles américaines qui imposent les citoyens à l’étranger, ou les critères français, qui ne reposent pas sur un décompte de jours. Le cas par défaut ci-dessus donne 278 jours en 2026 : ce chiffre ne dit rien à Monaco, mais une autre administration peut le demander.
Ce qui reste ouvert
Nous n’avons pas lu les règles de séjour monégasques, qui sortent des pages fiscales, ni d’autre convention que celle avec la France et la mention de 1950. D’autres points du texte de 1963 comptent si vous êtes français : l’article 14 accorde aux nationaux de chaque État les mêmes avantages de situation et charges de famille dans l’autre, et les articles 24 et 25 organisent le traitement de la double imposition entre administrations et une commission mixte. Pour comparer, voyez le tableau par pays ou comment se règle une double résidence. L’application Taxlag peut tenir ce relevé daté si vous le voulez automatique.
Les questions qui reviennent
Les résidents de Monaco paient-ils l’impôt sur le revenu ?
Les personnes physiques non, selon le portail officiel MonServicePublic, qui fait remonter cette règle à une ordonnance de 1869. Les Français font exception, par la convention de 1963. Le portail ajoute que cela ne concerne que les activités ou personnes établies effectivement et réellement sur le territoire, sans remettre en cause les règles des autres États.
Combien de jours faut-il passer à Monaco pour y être résident fiscal ?
Les pages officielles lues ne donnent aucun nombre de jours. Le portail parle d’être établi effectivement et réellement sur le territoire, et le renouvellement du certificat vérifie la résidence habituelle sans la définir en jours. Méfiez-vous de tout chiffre présenté comme un seuil officiel monégasque, et demandez à la Direction des Services Fiscaux pour votre cas.
Un Français qui s’installe à Monaco paie-t-il des impôts ?
En général oui, en France. L’article 7 de la convention de 1963 garde les Français qui s’installent à Monaco, ou qui ne pouvaient pas justifier de cinq ans de résidence habituelle au 13 octobre 1962, soumis à l’impôt français sur le revenu comme s’ils résidaient en France. Les exceptions visent la Maison souveraine et les agents publics établis avant cette date.
Combien coûte le certificat de domicile fiscal à Monaco ?
Un droit fixe de 12 € s’applique à la délivrance et au renouvellement, selon le portail MonServicePublic. Le certificat vaut trois ans et peut être retiré, rétroactivement s’il le faut, si vous n’avez plus votre résidence habituelle en Principauté. Il est réservé aux personnes citées par les règles, comme les Français résidant avant le 13 octobre 1957 et sans interruption depuis.
Y a-t-il des droits de succession à Monaco ?
Oui, sur les biens. Le portail indique que les droits de succession ou de donation s’appliquent aux biens situés sur le territoire de la Principauté ou qui y ont leur assiette, quels que soient le domicile, la résidence ou la nationalité. Ils sont soumis à la convention franco-monégasque du 1er avril 1950. Les droits d’enregistrement vont à part, de 0,5 % à 7,5 % ou 10 € fixes.
À lire ensuite
Sources officielles
Chaque règle de cette page vient de ces textes, ouverts et lus le 3 novembre 2026.
Rédigé par Radif Partners
Éditeur indépendant de règles de résidence fiscale et d'outils de décompte des jours établis à partir des sources officielles
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