Non-résident fiscal 2026 : ce que vous payez et ce qu’il reste à déclarer

Un non-résident n’est en général imposé que sur les revenus du pays concerné, souvent par retenue à la source. Le taux dépend du pays et du revenu : minimum de 20 % ou 30 % en France, 19 % ou 24 % en Espagne, 30 % sur les revenus passifs américains, en général 25 % au Canada. Une convention peut le réduire.

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Pays le plus fréquenté en 2026 : Portugal

91jours

Aucun seuil de jours atteint sur cet itinéraire. D’autres critères peuvent jouer : foyer, famille, travail.

Royaume-Uni
45 / 183
Espagne
71 / 183
Portugal
91 / 183

Règle appliquée : chaque pays garde sa fenêtre et sa façon de compter : année civile, année fiscale, 12 mois glissants, présence continue.

Hypothèses : un seuil atteint n’est pas une décision de l’administration. Comment c’est calculé

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Être non-résident fiscal ne veut pas dire ne rien payer dans le pays concerné. Cela change l’assiette. Un résident est en général imposé sur ses revenus mondiaux, un non-résident sur les revenus nés dans ce pays. impots.gouv.fr parle d’une obligation fiscale limitée aux revenus de source française, sous réserve des conventions. Le Canada le dit d’une phrase : un non-résident paie l’impôt sur les revenus de source canadienne. GOV.UK donne le revers : pas d’impôt britannique sur les revenus et gains nés hors du Royaume-Uni, mais en général un impôt sur les revenus britanniques. Il y a donc deux travaux distincts. D’abord savoir si vous êtes vraiment non-résident, selon la règle de ce pays, qui peut reposer sur des jours, un foyer ou une famille. Ensuite prendre chaque revenu et demander ce que ce pays prélève, comment il le perçoit et si une déclaration reste due. Cette page traite du second.

Qui est non-résident fiscal en France

La page d’impots.gouv.fr ne donne pas de définition isolée : le non-résident est celui qui ne remplit aucun des critères du domicile fiscal, à savoir le foyer en France, une activité professionnelle qui n’est pas accessoire, le centre des intérêts économiques. Un seul suffit à vous garder résident, et les conventions priment sur ces critères. Aucun nombre de jours ne figure dans ces textes. Une fois non-résident, vous restez imposable sur les revenus immobiliers, les revenus d’activité exercée en France, les plus-values et les pensions versées par une caisse française, sous réserve de la convention. Notre page sur les critères de résidence fiscale en France détaille le test, et celle sur le départ de France l’année de la rupture.

Le calcul est particulier. Sans autre choix de votre part, un taux minimum s’applique : 20 % jusqu’à 29 579 € pour les revenus perçus en 2025, 30 % au-delà. Si le barème donne un taux supérieur, c’est lui qui s’applique. Vous pouvez aussi opter pour le taux moyen, calculé sur les revenus français et étrangers du foyer, conjoint et enfants à charge compris. Il ne frappe que les revenus imposables en France et ne joue que s’il est plus favorable : la Direction des impôts des non-résidents conseille donc de toujours opter, à condition de pouvoir justifier ces revenus.

Le seuil bouge chaque année. La page de calcul d’impots.gouv.fr donne 29 579 € pour les revenus de 2025, alors qu’une page plus ancienne affiche encore 29 315 € pour ceux de 2024. Prenez le chiffre de votre année de revenus.

Ce que sept pays prélèvent à un non-résident

Voici les règles générales lues sur le site de chaque administration, avant toute convention. La plupart comptent plus d’exceptions qu’un tableau n’en montre.

PaysImposition de basePerception et déclaration
FranceRevenus de source française, avec le taux minimum de 20 % ou 30 %Formulaire 2042-NR chaque année s’il y a un revenu imposable, même après retenue
Royaume-UniRevenus britanniques : pensions, loyers, intérêts, salaires, au barème de l’impôtSelf Assessment avec SA109. Les services en ligne de HMRC ne servent pas à cela
États-Unis30 % fixes sur les revenus FDAP, sans déduction. Barème progressif sur le revenu lié à une activité américaineRetenue par le payeur, statut établi par le Form W-8BEN. Déclaration sur le Form 1040-NR
Espagne19 % pour les résidents de l’UE, d’Islande, de Norvège et du Liechtenstein, 24 % pour les autresModelo 210 pour les revenus, plus-values et revenus imputés d’immeubles
CanadaImpôt de la partie XIII, en général 25 %, sur dividendes, loyers et pensions. Partie I sur le travail ou l’activité au CanadaRetenue par le payeur. Partie XIII en général définitive, sauf choix des articles 216 ou 217
Japon20,42 % sur de nombreux revenus en retenue séparée, 15,315 % sur les intérêtsRetenue par le payeur. Déclaration finale dans certains cas, comme un établissement stable
AllemagneRevenus allemands seulement. 15 % du brut au titre du § 50a, 30 % sur les rémunérations de surveillanceRetenue en général libératoire, sauf imposition prévue ou demandée

Le Portugal ajoute une nuance à l’article 72 de son code de l’impôt : 25 % sur les revenus imputables à un établissement stable et sur certains revenus non retenus à la source, 28 % en règle générale sur les revenus d’un non-résident sans établissement qui échappent à la retenue. D’où cette mise en garde : le taux affiché n’est jamais toute la réponse.

La retenue à la source : impôt définitif ou simple avance ?

La distinction décide de ce que vous pouvez faire ensuite. Au Canada, l’impôt de partie XIII retenu sur dividendes, loyers et pensions est en général votre impôt canadien définitif, et une déclaration ne le récupère pas. Exception, un choix : article 216 pour les loyers et redevances forestières, article 217 pour pensions et rentes. En Allemagne, le § 50 EStG tient l’impôt pour réglé par la retenue, tout en prévoyant une imposition dans plusieurs cas, dont celui d’une demande. La partie I canadienne fonctionne à l’inverse : le payeur la prélève sur les salaires et bénéfices, et il faut parfois déclarer pour fixer ce qui est vraiment dû.

La France est plus stricte qu’il n’y paraît. Employeurs et caisses de retraite peuvent retenir l’impôt, mais le revenu doit quand même être déclaré chaque année. L’Espagne a ses détails : les saisonniers paient 2 %, les pensions suivent leur barème de 8 % jusqu’à 12 000 €, 30 % jusqu’à 18 700 € et 40 % au-delà, alors que dividendes, intérêts et la plupart des plus-values paient 19 %.

Les abattements perdus, et comment les retrouver

Un non-résident part souvent sans l’abattement qu’un résident trouve naturel. Au Royaume-Uni, on ne paie l’impôt qu’au-delà de la Personal Allowance si l’on y a droit, et sur tout le revenu sinon. Y ont droit les citoyens britanniques et ceux de l’Espace économique européen, les anciens agents de l’État britannique, et ceux que la convention avec leur pays de résidence couvre, avec une demande annuelle sur le formulaire R43. L’Allemagne ajoute le montant exonéré au revenu imposable pour calculer le taux, avec une exception limitée pour les salaires, et exclut la plupart des déductions personnelles. Aux États-Unis, les revenus FDAP n’ouvrent aucune déduction.

L’immobilier, le revenu qui reste derrière vous

C’est sur la pierre que les non-résidents croisent le plus souvent une administration. GOV.UK précise qu’un non-résident ne paie normalement pas d’impôt à la vente d’un bien, sauf immeuble ou terrain britannique, et que la mise en location impose en général une déclaration. En Espagne, le modelo 210 vise aussi le revenu imputé d’un logement urbain non loué. Pour les revenus de 2026, le nouveau délai court du 1er avril au 31 décembre de l’année suivante, et pour une vente il est de trois mois après le premier mois suivant la cession. En France, les impôts locaux restent dus sur le bien, taxe foncière et taxe d’habitation, quel que soit le service qui gère votre impôt sur le revenu.

Déclarer : ce qui surprend les non-résidents

Le papier pèse plus lourd, car les systèmes en ligne sont souvent pensés pour les résidents. Le service en ligne de HMRC ne prend pas les revenus britanniques d’un non-résident : il faut poster une déclaration avec le SA109, utiliser un logiciel commercial compatible ou passer par un professionnel, et le papier est dû au 31 octobre. La France demande le 2042-NR, l’Espagne le modelo 210, les États-Unis le Form 1040-NR.

Votre pays de résidence a aussi son mot à dire. impots.gouv.fr invite à contacter l’administration du lieu où vous vivez, car elle peut exiger la déclaration de tous vos revenus, français ou étrangers, et traitera la double imposition selon la convention. Payer à la source ne clôt donc pas le sujet. Notre guide de la convention fiscale explique ce crédit d’impôt, et le certificat de résidence fiscale sert de preuve habituelle pour un taux réduit.

Le statut d’abord, et ce que fait le compteur

Tout cela suppose d’être réellement non-résident, ce qui se choisit rarement une fois pour toutes. Le Japon vous tient pour non-résident sauf domicile sur place ou présence continue d’un an. Le Royaume-Uni compte les minuits à partir du 6 avril. Le compteur ci-dessus prend une année de voyages et montre, pays par pays, quels seuils sont atteints : par défaut, de courts séjours au Royaume-Uni et en Espagne et un été au Portugal. Rester sous un seuil de jours ne suffit pas là où le pays regarde aussi les attaches, donc lisez en parallèle le tableau par pays. Si vous voyagez beaucoup, l’application Taxlag tient ce décompte toute l’année. Cette page vise les particuliers, sans les cotisations sociales.

Les questions qui reviennent

Quelle différence entre résident et non-résident fiscal ?

Le résident est en général imposé sur ses revenus mondiaux, le non-résident sur les revenus nés dans le pays. En France, vous êtes résident si un seul critère du domicile fiscal est rempli : foyer, activité professionnelle non accessoire ou centre des intérêts économiques. Sinon, votre obligation se limite aux revenus de source française, sous réserve de la convention avec votre pays de résidence.

Un non-résident fiscal français doit-il encore déclarer ses revenus ?

Oui s’il a des revenus de source française imposables en France, sur le formulaire 2042-NR. La retenue éventuelle de l’employeur ou de la caisse de retraite ne dispense pas de les indiquer chaque année. Il faut aussi vérifier les obligations de votre pays de résidence : impots.gouv.fr rappelle qu’il peut exiger la déclaration de tous vos revenus, et il traitera la double imposition selon la convention.

Comment éviter le taux minimum de 20 % en tant que non-résident ?

En demandant le taux moyen. Il se calcule sur les revenus mondiaux du foyer et remplace le taux minimum s’il est plus favorable, ce qu’impots.gouv.fr conseille de demander au moment de déclarer. Sans ce choix, le taux minimum s’applique : 20 % jusqu’au seuil annuel, 30 % au-delà. Le seuil change chaque année : 29 579 € pour les revenus perçus en 2025.

Un non-résident paie-t-il des impôts sur un logement gardé à l’étranger ?

Souvent oui, car l’immobilier reste imposé là où il se trouve. En France, loyers et plus-values restent en principe imposables sous réserve de la convention, et les impôts locaux restent dus. Au Royaume-Uni, la vente d’un bien immobilier reste taxable pour un non-résident et la location impose en général une déclaration. L’Espagne impose même un revenu imputé sur certains logements urbains non loués.

Peut-on être non-résident fiscal partout en même temps ?

Sur le papier, il arrive qu’aucun critère ne soit rempli, mais ne le présumez pas. Chaque pays décide seul du statut, et un ancien pays peut vous retenir par un foyer, une famille ou des intérêts économiques. Les revenus nés dans un pays y restent imposables de toute façon, et certains pays gardent leurs ressortissants plusieurs années après un départ vers un territoire figurant sur leur liste.

À lire ensuite

Sources officielles

Chaque règle de cette page vient de ces textes, ouverts et lus le 3 novembre 2026.

Rédigé par

Éditeur indépendant de règles de résidence fiscale et d'outils de décompte des jours établis à partir des sources officielles

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