Impôts en Belgique 2026 : barème de 25 à 50 %, domicile et siège de la fortune
Sur les revenus de 2026, l’impôt belge va de 25 % à 50 %, le taux maximal au-delà de 51 070 €, avec une quotité exemptée de base de 11 550 €. La Belgique ne fixe aucun nombre de jours dans le texte lu : est habitant celui dont le domicile ou le siège de la fortune s’y trouve.
Pour savoir qui l’impôt belge vise, le point de départ tient dans l’article 2, paragraphe 1er, 1° du Code des impôts sur les revenus 1992, tel que l’administration belge l’a résumé dans sa fiche remise à l’OCDE. Sont habitants du Royaume les personnes dont le domicile ou le siège de la fortune est situé en Belgique. Le domicile désigne une situation de fait, la résidence effective ou le lieu de vie dans le pays. Le siège de la fortune désigne l’endroit d’où les biens concernés sont gérés. Toute personne inscrite au registre national des personnes physiques est considérée comme habitante, sauf preuve contraire, et une absence temporaire n’entraîne pas de changement de domicile. Cette fiche, datée de 2015 dans ses métadonnées, ne contient aucun seuil de jours. Le compteur de cette page ne rend donc pas de verdict : il rassemble vos dates, qui peuvent servir de preuve de fait, sans trancher à la place de l’administration. Le montant de l’impôt est une autre question, et le Moniteur belge donne pour cela les tranches ci-dessous.
Le barème de l’impôt belge sur les revenus de 2026
| Revenu imposable 2026 | Taux |
|---|---|
| jusqu’à 16 720 € | 25 % |
| 16 720 € à 29 510 € | 40 % |
| 29 510 € à 51 070 € | 45 % |
| au-delà de 51 070 € | 50 % |
Revenus de 2026, exercice d’imposition 2027 : tranches indexées publiées au Moniteur belge le 12 août 2026, taux de l’article 130 du Code des impôts sur les revenus. Impôt de base, avant quotité exemptée de 11 550 € et sans les additionnels communaux, que nous n’avons pas lus.
La Belgique nomme ses années d’après l’imposition qui suit : l’exercice d’imposition 2027 porte sur les revenus de 2026. Les tranches du tableau viennent de l’avis d’indexation publié le 12 août 2026, qui transforme les montants de base du Code, 8 120 €, 14 330 € et 24 800 €, en 16 720 €, 29 510 € et 51 070 €. L’avis donne des montants, pas des taux. Les quatre taux viennent de l’article 130 tel que réécrit par la loi du 26 décembre 2015, publiée le 30 décembre 2015, sur ces trois mêmes montants de base : 25 %, 40 %, 45 % et 50 %.
La quotité exemptée s’impute ensuite, sous forme d’impôt et non de revenu. Son montant de base est de 11 550 € pour l’exercice 2027, indexé à partir d’une base portée à 4 945 € par la loi de réforme du 15 juillet 2026. Selon l’article 134, l’impôt sur cette quotité a sa propre échelle, 25 % sur les premiers 11 750 € dans l’avis de 2027 : une quotité de base de 11 550 € vaut donc 2 888 €. Pour une personne seule avec un revenu imposable de 40 000 € et rien d’autre à ajuster, cela donne 14 017 € d’impôt de base, moins 2 888 €, soit 11 129 €. C’est notre calcul sur ces textes, pas une simulation officielle : il laisse de côté les additionnels communaux, les enfants et autres personnes à charge, et toute réduction ou tout crédit.
| Exercice d’imposition | Revenus de | Base de la quotité exemptée, avant indexation |
|---|---|---|
| 2027 | 2026 | 4 945 € |
| 2028 | 2027 | 4 990 € |
| 2029 | 2028 | 5 070 € |
| 2030 | 2029 | 5 840 € |
| 2031 | 2030 | 6 230 € |
C’est la trajectoire écrite à l’article 2 de la loi de 2026. Elle permet aussi au Roi d’ajuster le montant pour qu’il atteigne 14 450 € pour l’exercice 2030 et 15 600 € pour 2031 après indexation. Les tranches ne figurent pas parmi les changements que nous avons lus dans cette loi. Son article 10 abroge en revanche l’échelle spéciale de l’article 134 à partir de l’exercice 2030 : l’impôt sur la quotité suit alors les mêmes taux que l’impôt de base, comme l’explique le projet déposé à la Chambre.
Ce que nous avons lu de l’impôt belge, et ce qui manque encore
La question de ce que vous paierez au total n’a qu’une réponse partielle sur cette page. Le barème donne l’impôt de base de l’État, mais les additionnels communaux s’y ajoutent selon des règles que nous n’avons pas lues : aucun taux total n’est donc affiché ici. Ce que nous avons lu ne dit pas non plus ce qu’un habitant paie sur ses revenus étrangers, ni comment est imposé un non-habitant : nous laissons ces points de côté tant que nous ne les avons pas lus. La fiche de résidence renvoie à la publication Tax Survey du SPF Finances pour le détail de l’impôt des personnes physiques. Cette adresse est sur le même domaine que la page des taux, et nous ne l’avons pas consultée.
Le tableau suivant sépare clairement ce qui est lu de ce qui ne l’est pas.
| Sujet | État sur cette page | Où le vérifier |
|---|---|---|
| Critères de résidence d’une personne physique | Lu : fiche belge remise à l’OCDE | Art. 2, § 1er, 1° CIR 92 |
| Numéro d’identification fiscale | Lu : fiche NIF remise à l’OCDE | Registre national |
| Taux et tranches | Lu : Moniteur belge, loi de 2015 et avis de 2026 | Art. 130 CIR 92 |
| Quotité exemptée | Lu : Moniteur belge, loi de 2026 et avis de 2026 | Art. 131 et 134 CIR 92 |
| Additionnels communaux | Non lu, donc non publié | SPF Finances, votre commune |
| Imposition des non-habitants | Non lu, donc non publié | SPF Finances |
Pourquoi un logement ou un portefeuille pèsent plus qu’un calendrier
| Seuil de jours | Fenêtre | Comment on compte | Sans décompte de jours |
|---|---|---|---|
| aucun | pas de nombre de jours | - | L’inscription au registre national vaut présomption. |
Deux critères, et chacun suffit. Le premier regarde où vous vivez réellement : la fiche parle de résidence effective (« actual residence » dans son texte anglais), pas d’une adresse de courrier. Le second regarde d’où sont gérés vos biens. Rien dans la fiche ne dit qu’il faudrait y passer du temps. Quelqu’un qui administre sa fortune depuis la Belgique peut donc entrer dans ce critère sans qu’un total de jours bas le protège, et le texte ne précise pas davantage comment cette gestion s’établit. Nous ne prenons pas parti sur des cas que la fiche ne traite pas.
La présomption du registre national
L’inscription au registre national ne vaut pas résidence définitive : elle renverse la charge de la preuve. Si vous y figurez, vous êtes considéré comme habitant, à vous de démontrer le contraire. C’est la conséquence pratique la plus nette pour quelqu’un qui quitte le pays : partir sans régler ce point laisse la présomption en place. La fiche NIF ajoute que le numéro fiscal d’une personne physique est le numéro national, attribué lors de l’inscription à ce registre, composé de onze chiffres et unique par personne inscrite.
Partir un temps ne suffit pas
Une phrase courte de la fiche pèse lourd pour les expatriés et les longs séjours : une absence temporaire du pays n’implique pas de changement de domicile. Elle ne dit ni combien de temps dure le temporaire, ni à partir de quand une absence cesse de l’être. Une année de mission à l’étranger avec un logement resté disponible à Liège, par exemple, ne se règle pas par un décompte : c’est une question de faits, à documenter, sur laquelle les textes lus ne donnent pas de durée.
Ce que fait le compteur sans seuil belge
Un compteur avec un verdict serait ici un mensonge. Celui-ci additionne vos jours sur l’année choisie et affiche le total, avec la mention qu’il ne donne pas de résultat de résidence. Ce total reste utile dans trois situations : montrer qu’un séjour a bien été temporaire, comparer votre présence en Belgique à celle dans un autre pays, et vérifier si vous avez franchi le seuil du pays où vous vous installez. Car vos voisins, eux, comptent parfois. Le même séjour de 200 jours, sur un seul pays et à partir du 1er janvier, donne ceci avec notre moteur :
| Pays | Jours retenus | Lecture de la règle |
|---|---|---|
| Belgique | 200 | pas de seuil |
| France | 200 | pas de seuil |
| Luxembourg | 200 | pas de seuil |
| Pays-Bas | 200 | pas de seuil |
| Allemagne | 200 | seuil atteint |
Sur ces cinq lignes, seule l’Allemagne a une durée chiffrée dans sa règle, et encore s’agit-il d’une présence continue de plus de six mois. La France, le Luxembourg et les Pays-Bas s’apprécient sur d’autres faits, comme la Belgique. Vivre entre Bruxelles, Lille et Luxembourg ne se résout donc pas en comptant.
Frontaliers et double résidence avec la France
Lorsque deux États vous considèrent comme résident, c’est la convention qui départage. Celle du 10 mars 1964 entre la France et la Belgique, dans la version publiée par impots.gouv.fr, procède par étapes à son article 1er : le foyer permanent d’habitation d’abord ; s’il y en a deux, le centre des intérêts vitaux, c’est-à-dire l’État avec lequel les liens personnels et économiques sont les plus étroits ; puis le séjour habituel ; puis la nationalité ; en dernier lieu, un commun accord des autorités. Vérifiez la version applicable à votre année sur le site de l’administration française : nous n’avons pas examiné le sort d’éventuels textes plus récents. Pour les autres pays, chaque convention a son propre texte, à lire à part. Notre page sur la double résidence présente l’arbre de départage.
Les pièces à garder en attendant
Sans seuil, la preuve se construit. Gardez ce qui établit où vous vivez effectivement (bail, factures, scolarité), ce qui montre d’où vos biens sont gérés, et la trace de votre inscription ou de votre radiation au registre national. Ajoutez vos dates de voyage : c’est à quoi sert ce compteur, et l’application Taxlag tient ce relevé si vous préférez qu’il se fasse au fil de l’année. Pour comparer avec les pays qui fixent un chiffre, ouvrez le tableau par pays ou la présentation de la résidence fiscale. Une situation réelle mérite une réponse de l’administration ou d’un professionnel, car ce site ne remplace ni l’une ni l’autre.
Les questions qui reviennent
Combien de jours peut-on passer en Belgique sans y devenir résident fiscal ?
Le texte lu ne donne aucun nombre. Selon la fiche belge remise à l’OCDE, la qualité d’habitant dépend du domicile, compris comme résidence effective, ou du siège de la fortune. Un faible total de jours ne protège donc pas à lui seul, et un total élevé ne décide pas davantage. Les jours servent de preuve de fait parmi d’autres, sans former de seuil légal dans cette source.
Le siège de la fortune, ça veut dire quoi pour un particulier belge ?
La fiche belge le définit en une ligne : le lieu d’où les biens concernés sont gérés. Il suffit à faire d’une personne un habitant du Royaume, même si son domicile est ailleurs, selon l’article 2 du Code des impôts sur les revenus 1992. La fiche ne détaille ni le type de biens, ni la manière de prouver le lieu de gestion, et nous n’ajoutons rien à cela.
Rester inscrit au registre national après un départ de Belgique, c’est un problème ?
Cela maintient une présomption. Toute personne inscrite au registre national des personnes physiques est considérée comme habitante du Royaume, sauf preuve contraire. La personne partie doit alors établir que son domicile et le siège de sa fortune ne sont plus en Belgique. La fiche de l’administration belge remise à l’OCDE ajoute qu’une absence temporaire n’entraîne pas de changement de domicile.
Quelles sont les tranches d’impôt en Belgique sur les revenus de 2026 ?
Pour l’exercice d’imposition 2027, le Moniteur belge donne des tranches jusqu’à 16 720 €, puis 29 510 € et 51 070 €. Les taux de l’article 130 du Code des impôts sur les revenus sont de 25 %, 40 %, 45 % et 50 % au-delà de la dernière tranche. Une quotité exemptée de base de 11 550 € s’applique. Ce sont des chiffres d’impôt de base, sans les additionnels communaux, que nous n’avons pas lus.
Combien vaut la quotité exemptée en Belgique, et va-t-elle augmenter ?
Le montant de base est de 11 550 € pour l’exercice 2027, soit les revenus de 2026, selon l’avis du 12 août 2026. La loi du 15 juillet 2026 relève sa base par paliers jusqu’à l’exercice 2031 et permet au Roi de l’ajuster pour atteindre 15 600 € cette année-là après indexation. Les personnes à charge ajoutent d’autres montants, que cette page ne détaille pas.
Quel est le numéro fiscal d’un particulier en Belgique ?
Selon la fiche remise par la Belgique à l’OCDE, le numéro d’identification fiscale d’une personne physique correspond au numéro national, attribué lors de l’inscription au registre national des personnes physiques. Il compte onze chiffres et il est unique pour chaque personne inscrite. La même fiche indique que la Belgique attribue automatiquement un tel numéro à tous ses résidents fiscaux.
À lire ensuite
Sources officielles
Chaque règle de cette page vient de ces textes, ouverts et lus le 3 novembre 2026.
- Moniteur belge du 12 août 2026, p. 43734 et 43753 : avis d’indexation, exercice d’imposition 2027
- Moniteur belge du 30 décembre 2015 : loi du 26 décembre 2015, article 142 (article 130 CIR 92, taux)
- Moniteur belge du 29 juillet 2026, p. 40196 et suivantes : loi du 15 juillet 2026 portant réforme de l’impôt des personnes physiques
- Chambre des représentants de Belgique, DOC 56 1243/001 : projet de réforme, texte de l’article 134 CIR 92
- OCDE, fiche résidence fiscale Belgique, fournie par l’administration belge
- OCDE, fiche numéro d’identification fiscale Belgique, fournie par l’administration belge
- impots.gouv.fr, convention fiscale France-Belgique du 10 mars 1964
Rédigé par Radif Partners
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