Impôts au Maroc 2026 : barème jusqu’à 37 %, et résidence fiscale après 183 jours sur 365

L’impôt sur le revenu marocain va de 0 % jusqu’à 40 000 DH à 37 % au-delà de 180 000 DH. Vous avez votre domicile fiscal au Maroc avec un foyer d’habitation permanent ou le centre de vos intérêts économiques sur place, ou après plus de 183 jours de séjours sur toute période de 365 jours, continus ou non.

Vos séjours au Maroc dépassent-ils 183 jours sur 365 ?

Vos séjours : Maroc

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Jours comptés, sur vos 12 mois les plus chargés

183jours

Seuil non atteint : encore 0 jour possibles en Maroc.

Seuil
183 / 183

Règle appliquée : Foyer d’habitation permanent, centre des intérêts économiques, ou séjours de plus de 183 jours sur toute période de 365 jours.

Hypothèses : les jours d’arrivée et de départ suivent la règle du pays ; un jour présent dans deux voyages compte une fois. Comment c’est calculé

Suivre jour par jour dans l’app Taxlag

La fiscalité marocaine des particuliers pose d’abord une question : avez-vous votre domicile fiscal au Maroc ? La réponse fixe la portée de l’impôt. Avec un domicile, vous êtes imposé sur l’ensemble de vos revenus et profits, de source marocaine comme étrangère. Sans domicile, seuls vos revenus de source marocaine entrent dans le champ. Le Code général des impôts, tel que le résument la Direction générale des impôts et le guide fiscal 2026 des Marocains résidant à l’étranger, ouvre trois voies, et une seule suffit : un foyer d’habitation permanent au Maroc, le centre de vos intérêts économiques sur place, ou des séjours de plus de 183 jours, continus ou non, sur toute période de 365 jours. C’est cette dernière formule qui retient l’attention, car elle ignore le 1er janvier. Un hiver à Marrakech d’octobre à avril peut franchir la limite sans qu’aucune année civile ne paraisse chargée, ce que montrent les dates d’exemple du compteur. Un total sous le seuil ne prouve d’ailleurs pas grand-chose, les deux autres voies ne demandant aucun jour.

Le barème de l’impôt sur le revenu : de 0 % à 37 %

Revenu imposable 2026Taux
jusqu’à 40 000 MAD0 %
40 000 MAD à 60 000 MAD10 %
60 000 MAD à 80 000 MAD20 %
80 000 MAD à 100 000 MAD30 %
100 000 MAD à 180 000 MAD34 %
au-delà de 180 000 MAD37 %

Barème progressif du guide fiscal 2026 et de la page de la DGI. Il s’applique aux revenus nets que ces textes y soumettent ; certains revenus suivent des taux propres.

Le guide imprime une troisième colonne qui simplifie le calcul : une somme à déduire. Prenez le revenu, multipliez-le par le taux de sa tranche, retirez 4 000, 10 000, 18 000, 22 000 ou 27 400 DH selon la tranche. Sur 120 000 DH de revenu net, cela donne 18 800 DH : 34 % du total moins 22 000 DH. Suivre les tranches une à une mène au même résultat. Sur 70 000 DH, l’impôt est de 4 000 DH, et sur 250 000 DH, de 65 100 DH.

Ce barème concerne les revenus professionnels, salariaux, agricoles, une partie des revenus fonciers, les revenus de source étrangère hors revenus de capitaux, et d’autres revenus et profits. Le salaire y arrive après une déduction pour frais professionnels : 35 % pour un revenu brut annuel jusqu’à 78 000 DH, puis 25 % au-delà, plafonnée à 35 000 DH. Les pensions et rentes viagères bénéficient d’un abattement de 70 % sur le brut jusqu’à 168 000 DH par an, et de 40 % sur le reste.

Ce qui sort du barème : loyers, plus-values et capitaux étrangers

RevenuTraitement selon la DGI et le guide 2026
Revenus fonciers au barèmeAbattement forfaitaire de 40 %, puis barème progressif
Loyers versés par des sociétés ou certaines entreprises, moins de 120 000 DH10 % retenus à la source, non libératoires
Mêmes loyers, 120 000 DH ou plus15 % retenus, non libératoires ; option pour 20 % libératoires
Actions cotées et OPCVM à dominante actions15 %, libératoires
Obligations, actions non cotées, autres titres20 %, libératoires
Profits fonciers20 %, avec un minimum de 3 % du prix de cession
Revenus de capitaux étrangers15 % en général
Plus-values étrangères20 %

Le non-résident n’est pas exonéré pour autant. Ses revenus de source marocaine sont imposables, une convention peut attribuer ce droit au Maroc, et la DGI indique 10 %, hors TVA, sur les produits bruts versés à des non-résidents. La page de la DGI prévient qu’elle résume le code et ne le remplace pas. Nous avons tenté de lire le code de 2026, dont le fichier ne s’est pas ouvert : ce qui figure ici repose sur ces deux résumés officiels.

Résidence fiscale au Maroc : trois voies vers le domicile

Seuil de joursFenêtreComment on compteSans décompte de jours
plus de 18312 mois glissantsle texte dit « toute période de 365 jours » et ne traite pas des jours partiels ; le compteur retient tout jour de présence sur 12 mois civils, soit 366 jours quand un 29 février y tombeLe foyer d’habitation permanent ou le centre des intérêts économiques au Maroc font résident sans décompte.

Le foyer permanent et le centre des intérêts économiques sont des questions de fait, qu’aucun décompte ne règle. Une maison gardée et occupée toute l’année peut vous rendre résident bien avant le centième jour. Les textes lus ne définissent pas « permanent » et ne hiérarchisent pas ces voies. Ils ajoutent une règle propre aux agents de l’État en poste à l’étranger, traités comme domiciliés au Maroc s’ils sont exonérés d’impôt personnel sur le revenu dans leur pays de résidence. Pour tout ce qui dépend de votre famille ou de votre patrimoine, gardez en tête que ces critères ne sont pas dans ce calculateur.

Lire le compteur. Le code dit « toute période de 365 jours » ; notre moteur regarde 12 mois civils, soit 366 jours quand un 29 février y tombe. L’écart ne peut dépasser un jour, et seulement sur une période bissextile. Les textes lus ne disent pas comment compter un jour d’arrivée ou de départ : nous retenons tout jour de présence, et c’est notre lecture.

S’installer au Maroc à la retraite : la réduction de 80 % sur les pensions

Les conditions de cette mesure sont précises. Si vous vous installez au Maroc avec une pension de source étrangère, vous avez d’abord l’abattement de 70 % jusqu’à 168 000 DH et de 40 % au-delà. Vient ensuite une réduction égale à 80 % de l’impôt dû au titre de la pension transférée. Le transfert doit se faire à titre définitif en dirhams non convertibles. Chaque année, vous déposez par voie électronique la déclaration du revenu global et payez l’impôt éventuel avant le 1er mars, en joignant une attestation de versement du débirentier et une attestation de l’établissement de crédit indiquant le montant en devises et sa contre-valeur en dirhams au jour du transfert. La pension restée à l’étranger n’ouvre pas droit à la réduction.

Une illustration, selon notre calcul à partir de ces seuls taux : une pension de 200 000 DH, entièrement transférée, perd 117 600 DH sur la première part et 12 800 DH sur le reste, soit 69 600 DH imposables. Le barème donne 3 920 DH, et la réduction de 80 % en laisse 784 DH. C’est une illustration, pas une imposition : elle ignore tout autre revenu et toute convention.

Déclarations et dates à retenir

La déclaration du revenu global de l’année précédente est due avant le 1er mars pour les revenus non professionnels, et avant le 1er mai pour les revenus professionnels au résultat net réel ou simplifié. Les Marocains de l’étranger ayant des revenus fonciers déclarent par voie électronique et paient à la même date de mars. La plateforme SIMPL de la DGI permet ces démarches à distance à qui a un identifiant fiscal, et le guide décrit une voie en ligne pour l’obtenir.

Pourquoi un hiver au Maroc se compte sur 365 jours

Ceux qui partagent leur année entre l’Europe et le Maroc raisonnent souvent en année civile, puisque leur pays d’origine compte souvent ainsi. Le Maroc non. Saisissez vos séjours sur deux ou trois ans : le compteur retrouve vos 12 mois les plus chargés et indique quand la limite est passée. Gardez tampons de passeport et justificatifs de vol : un décompte ne vaut que par ses preuves.

Votre ancien pays garde son propre test. Pour un départ de France, par exemple, un domicile au Maroc ne clôt pas l’analyse française, et lorsque deux pays vous réclament, la question passe à la convention. Nous n’avons pas relu ici les conventions du Maroc : voyez double résidence fiscale pour la méthode générale et le tableau par pays pour comparer. L’application Taxlag peut tenir ce décompte glissant d’un voyage à l’autre.

Les questions qui reviennent

Quel est le taux maximal de l’impôt sur le revenu au Maroc ?

Le barème du guide fiscal 2026 s’arrête à 37 % sur le revenu net au-delà de 180 000 DH, avec des tranches à 0, 10, 20, 30 et 34 % en dessous. Le guide donne une somme à déduire pour chaque tranche, 27 400 DH pour la dernière : l’impôt vaut alors 37 % du revenu total moins ce montant. Loyers, plus-values et capitaux étrangers peuvent suivre d’autres taux.

Combien de jours pour être résident fiscal au Maroc ?

Plus de 183 jours de séjours, continus ou non, sur toute période de 365 jours donnent un domicile fiscal. La période n’a pas à être une année civile. Vous pouvez aussi avoir un domicile sans décompte, par un foyer d’habitation permanent au Maroc ou le centre de vos intérêts économiques sur place, comme l’expose la Direction générale des impôts dans son résumé.

Les retraites étrangères sont-elles moins imposées au Maroc ?

Oui, sous conditions. Le résident touchant une pension étrangère bénéficie d’un abattement de 70 % jusqu’à 168 000 DH par an et de 40 % au-delà, puis d’une réduction de 80 % de l’impôt sur la part transférée. Les fonds doivent arriver à titre définitif en dirhams non convertibles, et la déclaration, avec les attestations, se dépose avant le 1er mars.

Un non-résident paie-t-il des impôts au Maroc ?

Oui, sur ses revenus de source marocaine seulement, et une convention peut aussi donner au Maroc le droit d’imposer. La DGI indique un taux de 10 %, hors TVA, sur les produits bruts versés à des non-résidents. Ses revenus étrangers restent hors de l’impôt marocain, à la différence de ceux d’une personne domiciliée, imposée sur ses revenus de toute provenance.

À lire ensuite

Sources officielles

Chaque règle de cette page vient de ces textes, ouverts et lus le 3 novembre 2026.

Rédigé par

Éditeur indépendant de règles de résidence fiscale et d'outils de décompte des jours établis à partir des sources officielles

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