Impôts au Canada 2026 : taux fédéraux et provinciaux, et les liens de résidence qui décident

L’impôt fédéral va de 14 % à 33 % pour 2026, et l’impôt de la province ou du territoire s’y ajoute. Le Canada n’a pas de test de jours unique pour ses résidents : un logement, un conjoint ou des personnes à charge au Canada font en général un résident de fait, et 183 jours ne comptent que sans ces liens.

Vos séjours peuvent-ils faire de vous un résident réputé du Canada ?

Vos séjours : Canada

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Jours de présence en 2026

168jours

Seuil non atteint : encore 14 jours possibles en Canada.

Seuil
168 / 183

Règle appliquée : Sans attache importante, 183 jours ou plus sur l’année civile font résident réputé pour toute l’année.

Hypothèses : les jours d’arrivée et de départ suivent la règle du pays ; un jour présent dans deux voyages compte une fois. Comment c’est calculé

Suivre jour par jour dans l’app Taxlag

L’Agence du revenu du Canada (ARC) ne commence pas par un décompte de jours. Sa page sur le statut de résidence et le folio S5-F1-C1 disent que tous les faits pertinents doivent être pris en compte, et que le plus important est de savoir si vous gardez ou créez des liens de résidence importants avec le Canada : un logement, un conjoint ou conjoint de fait, ou des personnes à charge. Ces trois-là comptent presque toujours. Viennent ensuite les liens secondaires, pesés ensemble et rarement suffisants seuls : voiture ou meubles, comptes bancaires et cartes de crédit, adhésions sociales, carte d’assurance maladie provinciale, permis de conduire, passeport. La règle des 183 jours n’intervient que pour celui qui n’a aucun de ces liens, à l’alinéa 250(1)a) de la loi tel que le folio l’explique : séjourner au Canada 183 jours ou plus dans l’année civile fait de vous un résident réputé pour toute l’année. Une personne ayant sa maison de famille à Toronto peut être résidente avec 20 jours, et un visiteur à 182 jours sans rien au Canada ne l’est pas. Votre décompte sert de preuve pour une branche, et ne décide rien pour l’autre.

Les tranches fédérales de la déclaration 2026

Revenu imposable 2026Taux
jusqu’à 58 523 $CA14 %
58 523 $CA à 117 045 $CA20,5 %
117 045 $CA à 181 440 $CA26 %
181 440 $CA à 258 482 $CA29 %
au-delà de 258 482 $CA33 %

Impôt fédéral seul. L’impôt de la province ou du territoire où vous résidez le 31 décembre s’y ajoute.

La page de l’ARC a été modifiée le 25 juin 2026 et couvre les revenus gagnés en 2026, déclarés en 2027. Les seuils sont indexés chaque année. L’impôt provincial ou territorial s’ajoute selon l’endroit où vous résidez le 31 décembre 2026 : une seule date pour toute l’année.

Province par province, de la première tranche à la dernière

Les barèmes provinciaux ont des longueurs très différentes, de trois tranches au Manitoba à huit à Terre-Neuve-et-Labrador. Voici les taux d’entrée et les taux les plus hauts, tels que l’ARC les publie. Le Québec manque car la page de l’ARC renvoie à Revenu Québec, que nous n’avons pas lu.

Province ou territoirePremier tauxTaux le plus hautIl s’applique au-delà de
Alberta8 %15 %370 220 $CA
Colombie-Britannique5,6 %20,5 %265 545 $CA
Manitoba10,8 %17,4 %101 200 $CA
Nouveau-Brunswick9,4 %19,5 %193 861 $CA
Terre-Neuve-et-Labrador8,7 %21,8 %1 141 275 $CA
Territoires du Nord-Ouest5,9 %14,05 %172 346 $CA
Nouvelle-Écosse8,79 %21 %157 124 $CA
Nunavut4 %11,5 %181 439 $CA
Ontario5,05 %13,16 %220 000 $CA
Île-du-Prince-Édouard9,5 %20 %200 000 $CA
Saskatchewan10,5 %14,5 %155 805 $CA
Yukon6,4 %15 %500 000 $CA

Ajouter le taux fédéral de 33 % à la dernière colonne ne donne pas votre impôt : les crédits et le reste de la déclaration passent avant. Cela montre en revanche le poids que peut avoir l’adresse du 31 décembre.

Six statuts de résidence, et celui du « snowbird »

Seuil de joursFenêtreComment on compteSans décompte de jours
183année civiletout jour de présenceUn logement, un conjoint ou des personnes à charge au Canada font résident de fait, sans décompte.

L’ARC donne un nom à chaque statut. Le résident de fait garde des liens pendant un temps à l’étranger : travail ou études, trajet quotidien vers un emploi aux États-Unis, ou partie de l’année aux États-Unis pour la santé ou les vacances. Le résident réputé n’a pas de lien important mais a passé 183 jours ou plus au Canada ; les fonctionnaires fédéraux en poste à l’étranger, les membres des Forces canadiennes et quelques autres peuvent y entrer où qu’ils vivent. Le non-résident n’a pas de lien important et a vécu à l’étranger toute l’année, ou moins de 183 jours au Canada. L’émigrant est parti, a établi un foyer ailleurs et a rompu ses liens. L’immigrant s’est installé au Canada avec des liens importants. Le non-résident réputé est un résident de fait qu’une règle de départage conventionnelle rattache à l’autre pays.

Le résident réputé a une position fiscale curieuse. Il déclare ses revenus mondiaux toute l’année, paie une surtaxe fédérale à la place de l’impôt provincial ou territorial, et a droit aux crédits fédéraux mais pas aux provinciaux. Le Québec peut imposer une personne qui y résidait avant sa nomination.

Compter les jours : les parties comptent, pas les trajets quotidiens

Le paragraphe 1,33 du folio compte toute partie de journée pour un jour. Celui qui fait l’aller-retour pour travailler et rentre chez lui chaque soir ne séjourne pas, alors qu’un vacancier, si. Le cas par défaut ci-dessus est un séjour du 1er mai au 15 octobre, soit 168 jours : 14 de plus vous laisseraient encore sous la ligne. Ce compteur ne parle que de la branche des 183 jours : avec un logement ou un conjoint au Canada, le résultat affiché n’est pas votre réponse.

Quitter le Canada : les liens, puis l’impôt de départ

Partir à l’étranger ne met pas fin à la résidence à soi seul. Selon le folio, les tribunaux jugent en général que même de longues absences temporaires ne suffisent pas, en regardant les preuves d’une intention de rompre, la fréquence et la durée des retours, et les liens gardés. Un retour prévu, comme une offre d’emploi au Canada, pèse contre vous. L’ARC dit que l’on devient en général non-résident à la plus tardive de trois dates : votre départ, celui de votre conjoint et des personnes à charge, ou le moment où vous devenez résident du nouveau pays.

L’impôt de départ. Au départ, certains biens comme les actions, bijoux, tableaux et collections sont réputés vendus à leur juste valeur marchande puis rachetés. Vous pouvez avoir à déclarer un gain en capital. Si tout ce que vous possédiez au départ vaut plus de 25 000 $CA, vous remplissez le formulaire T1161.

Pour l’année du départ, vous déclarez vos revenus mondiaux pour la partie résidente, puis n’êtes imposé que sur les revenus de source canadienne. Les formulaires NR73 (départ) et NR74 (arrivée) demandent à l’ARC son opinion sur votre statut ; son questionnaire en ligne ne donne qu’une indication générale.

Non-résidents : 25 % à la source, sauf convention ou choix contraire

Les payeurs retiennent en général l’impôt de la partie XIII à 25 % sur les dividendes, loyers, redevances, pensions, Sécurité de la vieillesse, prestations du RPC et du RRQ, versements de REER et de FERR, et frais de gestion. Une convention peut réduire ce taux. Si le bon montant est retenu, l’impôt est en général définitif et une déclaration ne le rembourse pas, sauf deux exceptions : l’article 216 sur les loyers et l’article 217 sur certaines pensions permettent de choisir de déclarer. Les intérêts versés sans lien de dépendance sont en général exonérés. L’emploi ou l’activité au Canada et les gains sur certains biens canadiens passent par une déclaration, au titre de la partie I.

Quand les conventions et votre autre pays entrent en jeu

Le folio applique les règles de départage à la personne résidente des deux pays, en commençant par le foyer permanent puis le centre des intérêts vitaux, et note que les titulaires de carte verte américaine sont en général traités comme résidents américains pour la convention. Le test américain de présence substantielle a son propre calcul, et une double résidence se déroule pas à pas sur cette page. Depuis la France, le test français n’est pas un décompte de jours. Pour les autres seuils, voyez le tableau par pays. Si vous partagez l’année et voulez un relevé tenu au fil de l’eau, l’application Taxlag le garde à partir de vos voyages ; gardez-le à côté des liens, que l’ARC regardera d’abord.

Les questions qui reviennent

Quel est le taux fédéral d’impôt le plus bas au Canada en 2026 ?

L’ARC indique 14 % sur le revenu imposable jusqu’à 58 523 dollars pour 2026. Viennent ensuite 20,5 % jusqu’à 117 045 dollars, 26 % jusqu’à 181 440 dollars, 29 % jusqu’à 258 482 dollars et 33 % au-delà. L’impôt provincial ou territorial s’y ajoute. Les seuils sont indexés chaque année : prenez le tableau de la déclaration concernée.

Devient-on résident canadien après 183 jours ?

Seulement sans lien de résidence important et sans être déjà résident de fait. Dans ce cas, 183 jours ou plus dans l’année civile font de vous un résident réputé pour toute l’année, et toute partie de journée compte. Si vous avez un logement, un conjoint ou des personnes à charge au Canada, vous pouvez être résident de fait bien en dessous de 183 jours.

À quelle province paie-t-on l’impôt quand on déménage en cours d’année au Canada ?

L’ARC applique les taux provinciaux ou territoriaux selon l’endroit où vous résidez le 31 décembre 2026. Une seule adresse à cette date fixe donc le barème de toute la déclaration de l’année. Le Québec a son propre régime : la page de l’ARC renvoie à Revenu Québec pour ses taux, que nous n’avons pas lus.

Garder une maison au Canada empêche-t-il d’être non-résident ?

Cela peut l’empêcher. Un logement est l’un des trois liens de résidence importants du folio. Celui-ci ajoute qu’une maison louée à un locataire sans lien de dépendance peut ne pas compter à elle seule, selon les faits. L’ARC regarde tous les liens, la durée et la raison de l’absence. Le formulaire NR73 lui demande son opinion sur votre cas.

Quelle retenue s’applique aux pensions canadiennes d’un non-résident ?

Le taux habituel de la partie XIII est de 25 %, et une convention fiscale avec votre pays peut le réduire. Il vise les pensions, la Sécurité de la vieillesse, les prestations du RPC et du RRQ, les versements de REER et de FERR. Une retenue correcte constitue en général l’impôt final. L’article 217 permet de choisir de déclarer certaines pensions pour en récupérer une partie.

À lire ensuite

Sources officielles

Chaque règle de cette page vient de ces textes, ouverts et lus le 3 novembre 2026.

Rédigé par

Éditeur indépendant de règles de résidence fiscale et d'outils de décompte des jours établis à partir des sources officielles

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