Fiscalité en Italie 2026 : taux de l’IRPEF, flat tax de 300 000 € et 183 jours de résidence

L’IRPEF est de 23 % jusqu’à 28 000 €, 33 % jusqu’à 50 000 € et 43 % au-delà. Vous êtes résident fiscal italien si, pendant la majeure partie de l’année, vous êtes présent en Italie ou y avez votre domicile ou votre résidence civile : 183 jours, 184 en année bissextile, fractions de jour comprises. Un nouveau résident peut remplacer l’impôt sur ses revenus étrangers par 300 000 € par an.

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Vos séjours : Italie

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Jours de présence en 2026

176jours

Seuil non atteint : encore 6 jours possibles en Italie.

Seuil
176 / 183

Règle appliquée : Présence, domicile ou résidence civile en Italie pendant la majeure partie de l’année : 183 jours, 184 en année bissextile, fractions de jour comprises.

Hypothèses : les jours d’arrivée et de départ suivent la règle du pays ; un jour présent dans deux voyages compte une fois. Comment c’est calculé

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La fiscalité italienne des particuliers tient d’abord à une formule : « pour la majeure partie de la période d’imposition ». Depuis 2024, est résident celui qui, pendant au moins 183 jours de l’année, ou 184 en année bissextile, se trouve physiquement en Italie, y a sa résidence au sens du code civil ou y a son domicile, ce dernier désignant désormais le lieu où se nouent à titre principal ses relations personnelles et familiales. Les périodes n’ont pas à se suivre. Les fractions de jour comptent pour des jours entiers : la circulaire 20/E de l’Agenzia delle Entrate cite un contribuable présent une heure le 1er juillet et une heure le 31 décembre 2024, et ces deux jours comptent. Un résident paie sur ses revenus du monde entier, un non-résident sur ses seuls revenus produits en Italie. Tout repose ensuite sur un barème à trois taux, et sur une exception devenue célèbre : pour qui s’installe, la possibilité de payer une somme fixe chaque année sur tous ses revenus étrangers.

Le barème de l’IRPEF en 2026 : trois tranches

Revenu imposable 2026Taux
jusqu’à 28 000 €23 %
28 000 € à 50 000 €33 %
au-delà de 50 000 €43 %

Taux de l’IRPEF après la loi de finances 2026, repris à l’article 11 du nouveau texte unique. Au-delà de 200 000 € de revenu total, un mécanisme neutralise le gain de la baisse de 35 % à 33 %.

Le barème est progressif : chaque taux ne frappe que sa tranche. Sur ces seuls taux, 20 000 € de revenu imposable donnent 4 600 € d’impôt brut, 40 000 € en donnent 10 400 € et 50 000 € en donnent 13 700 €, le chiffre que publie l’Agenzia à ce point. La loi de finances 2026 a ramené le taux du milieu de 35 % à 33 %. Le ministère des Finances ajoute que cette baisse est neutralisée au-delà de 200 000 € de revenus, et l’Agenzia renvoie pour ce mécanisme à l’article 1, paragraphes 3 et 4, de la loi 199/2025. Attention au tableau de l’Agenzia lui-même : à notre lecture, sa colonne affichait encore 35 %, corrigé par un avis placé au-dessus.

Le taux intervient tard dans le calcul. On part du revenu total, on retire les charges déductibles comme les cotisations sociales, on applique les tranches pour obtenir l’impôt brut, puis on soustrait les crédits liés au salaire, à la pension ou à l’activité indépendante, aux personnes à charge et à certaines dépenses. Ces crédits s’arrêtent en général au montant de l’impôt dû, et le surplus est perdu. L’article 11 du texte unique écarte aussi quelques petits cas : aucun impôt si vous n’avez qu’une pension de 7 500 € au plus sur l’année entière, un revenu foncier de 185,92 € au plus et le revenu de votre résidence principale. La page lue de l’Agenzia ne traite pas des additionnels régionaux et communaux : nous n’en donnons aucun chiffre, et ils ne figurent pas dans les taux ci-dessus.

Non-résidents : l’exception des 75 %

Le revenu total d’un non-résident ne comprend que ce qui est produit en Italie, et seules certaines déductions et certains crédits lui sont ouverts, pas ceux liés à la famille. L’exception est le contribuable que l’Agenzia appelle « Schumacker » : avec au moins 75 % du revenu total produit en Italie et aucun avantage comparable dans son pays de résidence, toutes les déductions et tous les crédits lui sont accessibles, selon un décret du 21 septembre 2015.

Résidence fiscale en Italie : quatre critères, un seul suffit

Seuil de joursFenêtreComment on compteSans décompte de jours
plus de la moitié de l’annéeannée civiletout jour de présenceLe domicile (centre des relations personnelles et familiales) ou la résidence civile suffisent sans présence physique. L’inscription à l’état civil vaut présomption, sauf preuve contraire.

La circulaire lit le test comme quatre critères de rattachement alternatifs : en remplir un pendant la majeure partie de l’année règle la question. La présence physique est celui qu’un calendrier peut prouver. La résidence civile et le domicile peuvent chacun faire de vous un résident avec peu de jours sur le sol italien : un faible total au compteur ci-dessus ne vaut donc pas quitus. Le domicile se lisait avant 2024 à travers les intérêts économiques ; la loi regarde désormais les relations personnelles et familiales.

Le quatrième critère est le registre de la population. Depuis la réforme de 2024, y être inscrit la majeure partie de l’année n’est plus une présomption absolue : la circulaire la dit réfragable, la preuve contraire est admise. L’article 2 du nouveau texte garde cette rédaction. Le télétravail a une réponse nette : celui qui travaille depuis l’Italie 183 ou 184 jours devient résident par cette seule présence, et doit alors l’impôt sur tous ses revenus, pas seulement son salaire, sous réserve d’une convention. À l’inverse, la circulaire indique qu’une présence seulement temporaire ou occasionnelle peut être prise en compte pour exclure la résidence, sans fixer de nombre de jours.

Partir vers un pays à fiscalité faible. L’article 2, paragraphe 3, maintient un renversement de la preuve : le citoyen italien radié du registre et installé dans un État absent d’un décret du ministère des Finances reste traité comme résident, sauf preuve contraire. La page de l’Agenzia sur la résidence décrit la même règle à travers la liste des régimes fiscaux privilégiés.

La flat tax des nouveaux résidents : 300 000 € sur les revenus étrangers

L’option existe aujourd’hui, et figure à partir de 2027 à l’article 246 du nouveau texte unique. Elle couvre les revenus étrangers, identifiés par renvoi à l’article 185. Les revenus produits en Italie en sont exclus. Vous y avez droit en transférant votre résidence fiscale en Italie après avoir été non-résident pendant au moins neuf des dix périodes d’imposition précédentes. L’impôt de substitution ne dépend pas de ce que vous gagnez.

PointCe que disent les textes
Montant annuel300 000 € par période d’imposition, pour une installation à partir du 1er janvier 2026
Membre de la famille ajouté50 000 € par période d’imposition, pour chacun
Installations antérieuresL’Agenzia donne 200 000 € dans son texte général, et 100 000 € avant le 10 août 2024
Durée maximale15 ans à compter de la première période
PaiementUn versement unique à la date du solde, non déductible d’un autre impôt
Pays écartésVous pouvez exclure les revenus d’États désignés : impôt ordinaire et crédit pour impôt étranger s’y appliquent alors

Trois limites comptent. Les gains de l’article 76, paragraphe 1, lettre d), réalisés au cours des cinq premières périodes de l’option restent hors du forfait. Un paiement tardif ou incomplet met fin au régime, et l’Agenzia ajoute que la régularisation volontaire ne le répare pas. Enfin, une sortie, par révocation ou déchéance, interdit toute nouvelle option. Les membres de la famille, ceux de l’article 433 du code civil qui remplissent la même condition, tombent avec le contribuable principal, l’inverse n’étant pas vrai.

Deux textes officiels ne concordent pas, et nous rapportons les deux. La page de l’Agenzia du 16 janvier 2026 garde 200 000 € et 25 000 € dans son corps, sous un avis qui donne les nouvelles sommes, et présente la demande de rescrit comme facultative. L’article 246, paragraphe 3, dit que l’option s’exerce après une réponse favorable à une demande de rescrit spécifique, déposée au plus tard à la date de déclaration de l’année du transfert. Vérifiez l’état du droit auprès de l’Agenzia avant de vous fier à l’un ou à l’autre, surtout pour une installation en 2026.

Un second forfait : 7 % sur les pensions étrangères dans le sud

L’article 247 propose une autre option. Le titulaire d’une pension étrangère peut choisir 7 % sur ses revenus étrangers s’il s’installe dans une commune de 30 000 habitants au plus en Sicile, Calabre, Sardaigne, Campanie, Basilicate, Abruzzes, Molise ou Pouilles, ou dans certaines communes touchées par des séismes. Il ne doit pas avoir été résident italien pendant les cinq périodes précédentes, et doit venir d’un pays lié par un accord de coopération administrative. L’option vaut pour les neuf premières périodes suivant sa prise d’effet.

Pourquoi le texte change au 1er janvier 2027

Le décret législatif 117 du 19 juin 2026 est un nouveau texte unique des impôts sur les revenus, en vigueur depuis le 4 juillet 2026. Son article 377 dit que ses dispositions s’appliquent à compter du 1er janvier 2027. Pour 2026, le code de 1986 modifié reste donc la référence ; à partir de 2027, les numéros changent : le test de résidence à l’article 2, les taux à l’article 11 et le forfait à l’article 246. Sur le test de résidence et sur les taux, le fond que nous comparons ici reste le même. Nous n’avons pas comparé les deux codes ligne à ligne au-delà.

Compter une année civile quand une heure fait un jour

La fenêtre italienne est l’année civile, et elle ne glisse pas. Un séjour de septembre à mars se répartit sur deux années et peut rester sous la barre dans chacune. C’est la raison pour laquelle ce compteur demande vos voyages réels. Le moteur compte tout jour touché, donc une arrivée le dernier soir d’un mois vaut ce jour, et il porte le seuil à 184 quand l’année a 366 jours. Il reproduit l’exemple de la circulaire, neuf séjours non consécutifs en 2024 : 184 jours et résidence.

Une année à cheval sur deux pays ne fait pas d’office deux demi-années. L’Agenzia indique que la faculté de scinder la période d’imposition en cas de transfert n’existe que dans les conventions avec la Suisse et l’Allemagne, et une autre de ses pages y ajoute le Panama. Sinon, lorsque votre ancien pays vous réclame aussi, la question passe à la convention, que nous traitons sous double résidence fiscale sans avoir relu une à une celles de l’Italie. Comparez les règles voisines de la France ou le tableau par pays. L’application Taxlag peut tenir ce décompte d’une année sur l’autre.

Les questions qui reviennent

Combien coûte la flat tax italienne pour un nouveau résident ?

Pour un transfert de résidence fiscale à partir du 1er janvier 2026, elle est de 300 000 € par période d’imposition, plus 50 000 € par membre de la famille ajouté. Elle couvre les revenus étrangers quel que soit leur montant, pendant 15 ans au plus, et suppose une absence de résidence pendant au moins neuf des dix périodes précédentes. Les revenus produits en Italie n’y entrent pas.

Une heure en Italie compte-t-elle pour un jour de résidence fiscale ?

Oui. La circulaire 20/E de 2024 dit que toute fraction de jour compte pour la présence physique, et retient en entier le 1er juillet et le 31 décembre 2024 pour un contribuable resté environ une heure en Italie chacun de ces jours. Résultat : 184 jours et résidence pour cette année bissextile. Elle ajoute qu’une présence seulement temporaire ou occasionnelle peut être prise en compte.

Quels sont les taux de l’impôt sur le revenu en Italie en 2026 ?

L’IRPEF est de 23 % sur le revenu imposable jusqu’à 28 000 €, 33 % de 28 000 € à 50 000 €, et 43 % au-delà. La loi de finances 2026 a baissé le taux du milieu, qui était de 35 %, gain neutralisé au-delà de 200 000 € de revenus. Ces taux portent sur des tranches, avant crédits. Les additionnels régionaux et communaux n’y figurent pas.

Peut-on être résident fiscal italien avec moins de 183 jours sur place ?

Oui. La présence physique n’est qu’un des critères alternatifs. Avoir en Italie son domicile, c’est-à-dire le lieu de ses principales relations personnelles et familiales, ou sa résidence civile pendant la majeure partie de l’année suffit à lui seul. L’inscription au registre de la population crée aussi une présomption de résidence, qui peut désormais être renversée par la preuve contraire.

Le nouveau code fiscal italien s’applique-t-il dès 2026 ?

Non. Le décret législatif 117 de 2026 est en vigueur depuis le 4 juillet 2026, mais l’article 377 du texte unique dit que ses dispositions s’appliquent à compter du 1er janvier 2027. Pour l’année 2026, le code de 1986 modifié s’applique. Le test de résidence et les trois taux se lisent de la même façon, seuls les numéros changent, le forfait passant à l’article 246.

À lire ensuite

Sources officielles

Chaque règle de cette page vient de ces textes, ouverts et lus le 3 novembre 2026.

Rédigé par

Éditeur indépendant de règles de résidence fiscale et d'outils de décompte des jours établis à partir des sources officielles

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